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ÉJACULATION SANS ÉRECTION  :

LES PROBLÈMES CONSÉCUTIFS À UN TRAITEMENT OU À UNE INTERVENTION

Il se peut que les problèmes d'érection que vous rencontrez actuellement fassent suite à un traitement médical ou de cette nature.

Il est important pour vous de vérifier si ces difficultés sont toujours en rapport avec ce traitement ou bien si elles n'ont pas maintenant plutôt fait place à un blocage.

En effet, certaines interventions chirurgicales, maladies ou traitements à long terme peuvent être à l'origine de difficultés sexuelles :

  • 1°) dans certains cas de telles interventions, maladies, traitements... ne permettent plus d'obtenir un comportement sexuel normal, même si la volonté d'y parvenir, le côté psychologique est très fort...
    La sexo-rééducation comportementale ne saurait être la solution « miracle » qui réussirait là où toutes les autres tentatives auraient échoué : nous n'avons pas cette prétention. Néanmoins, 25 ans de pratique en sexologie nous permettent d'apporter l'information suivante (du 2°) :
  • 2°) dans d'autres cas, il y a eu, certes un arrêt brutal ou une perturbation de ce comportement sexuel, en raison de la cause évoquée (intervention, maladie, traitement ou autres...) mais les capacités restent « en sommeil »...

Autrement dit, certains patients finissent par récupérer tout ou partie de leurs facultés, soit après de nombreuses années (en ne faisant rien de particulier), soit en entreprenant une rééducation de type sexo rééducation comportementale, dans le but d'accélérer une reprise progressive de leur activité sexuelle.

Pourquoi, dans ce second exemple, le comportement sexuel normal ne revient-il pas spontanément au cours des rapports sexuels (ou des tentatives de rapports sexuels) ?

Les raisons

Simplement parce que la cause (intervention, maladie, traitement ou autres...) a eu pour conséquence de perturber fondamentalement la sexualité de la personne et que par la suite, au moment où tout pourrait théoriquement « revenir », d'une façon normale, c'est le côté psychologique qui prend le dessus et bloque le processus : on ne constate pas d'amélioration parce que, dès le départ, on reste persuadé que « cela ne sera plus jamais comme avant » et cette situation devient angoissante... ce qui ne peut pas « encourager » cette reprise.

Les fois suivantes, c'est la même chose : l'échec entraîne l'échec et cela devient un cercle infernal, comme on le rencontre, dans tous les problèmes sexuels, même en l'absence de toute organicité... jusqu'au moment où l'on se résigne à cet état et où l'on décide d'abandonner définitivement toute tentative que l'on « sait » d'avance vouée à l'échec.

Même les érections nocturnes ou matinales...

De plus, à un certain stade, même les érections nocturnes ou matinales deviennent inexistantes.

En effet, ces érections nocturnes ou matinales sont naturelles et involontaires, puisque non seulement ce sont des actes réflexes qui interviennent à certaines phases déterminées du sommeil, mais de plus elles signalent également que « tout va bien ».

Or, à un certain stade de dégradation, ces érections finissent elles-mêmes par être perturbées voire totalement absentes, précisément parce que le sommeil est lui aussi perturbé pour les mêmes raisons. On rencontre souvent cette absence d'érection nocturne ou matinale chez les personnes qui sont affectées d'un problème sexuel quelconque, même lorsqu'il n'y a pas du tout de problème organique.

Récupération des capacités sexuelles

Comment savoir si l'on appartient au premier cas (impossibilité totale d'une quelconque « récupération ») ou au deuxième cas (blocage psychologique de cette « récupération ») ?

Seul votre médecin est à même de vous répondre, en fonction précisément de l'intervention qui a été pratiquée ou du traitement que vous avez suivi.

Un autre élément peut déjà vous permettre d'avoir un avis sur la question : si l'on appartient au second cas, on peut obtenir de temps en temps quelques érections ou une éjaculation (la nuit ou le matin, sous la douche, seul ou avec l'aide de sa compagne, etc.), même si ces érections ou bien cette éjaculation sont de mauvaise qualité... mais cela est logique, sinon, il n'y aurait pas de problème !

Partant de là...

Si l'on appartient à cette seconde catégorie

  • on peut supposer qu'après quelques années, en ne faisant rien de particulier, on puisse récupérer tout ou partie de ses capacités sexuelles ;
  • on peut aussi, dans ce cas-là envisager la sexo rééducation comportementale, dans le but d'accélérer le processus puisqu'il s'agit avant tout d'une rééducation, comme son nom l'indique.

Blocage

Lorsque l'on parle de « blocage psychologique », cela sous-entend également « possibilité de déblocage ».

Parvenir à un déblocage, c'est bien l'objectif de la sexo-rééducation comportementale... mais encore faut-il, comme nous le disions, qu'il n'y ait pas de lésions organiques totalement irréversibles.

Attention !

Sans vouloir donner de faux espoirs aux uns, nous ne saurions non plus décourager les autres !

En effet, dans ce genre de problème où le physiologique et le psychologique sont intimement mêlés, nous sommes toujours confrontés au dilemme suivant :

  • d'une part, le désir de pouvoir vous aider car nous savons tout le poids qu'une sexualité défaillante peut occasionner ;
  • d'autre part, la prudence dans l'interprétation de tous ces éléments car nous ne voudrions pas être à l'origine de faux espoirs ni que vous soyez déçu de la sexo rééducation comportementale parce que vous n'atteindriez pas véritablement les objectifs que vous vous étiez fixés.

Á vous de juger...

Si vous avez un doute quelconque, n'entreprenez pas ce Programme : nous rappelons souvent que nous préférons savoir une personne mécontente parce que nous ne l'aurions pas encouragée à entreprendre une sexo rééducation comportementale, plutôt que terriblement déçue et affectée, parce qu'elle n'aurait pas obtenu les résultats qu'elle en escomptait.

En disant cela, nous savons que nous ne répondons pas véritablement aux préoccupations des personnes concernées...

Conclusion

En conclusion : s'il existe une possibilité de régler les problèmes rencontrés, il faut le faire mais s'il n'existe aucune possibilité, nous pensons qu'il ne faut pas entretenir de faux espoirs.

C'est donc à vous de prendre la décision en fonction des éléments que nous évoquions plus haut.

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